En Allemagne dans le cadre de ma mission train hydrogène avec Alstom

Totalement engagé dans la transition énergétique en matière de transports, le Gouvernement d’Édouard Philippe s’est fixé un objectif ambitieux : celui d’atteindre la neutralité carbone d’ici à 2050.

Le ferroviaire figure au premier plan des modes de transports à privilégier compte tenu de ses vertus sur le plan écologique.

Cependant, si 80 % des circulations sont réalisées par des matériels roulants à traction électrique, les 20 % restant correspondent à des trains fonctionnant au diesel dont la plupart circulent en zone urbaine.

Conscient de ce constat, et soucieux d’accélérer la transition énergétique en matière de transports, le Premier ministre m’a confié, le 12 juin dernier, une mission dont l’objectif est de préparer le verdissement du parc ferroviaire en envisageant le remplacement des matériels roulants les plus polluants.

Le présent rapport est une synthèse à mi-parcours de nos travaux. Il constitue l’aboutissement d’une réflexion entamée dès la publication de la lettre de mission du Premier ministre et de la ministre chargée des transports, à laquelle ont été associés trois co-rapporteurs du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD), du Conseil général de l’économie (CGE) et de l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux (IFSTTAR). À la fin du mois de septembre, nous avions déjà auditionné plus d’une cinquantaine de personnes et une trentaine d’organismes, et reçu de nombreuses contributions écrites qui ont permis d’enrichir nos réflexions.

De ces premiers mois, il ressort déjà des orientations et un cadre dans lequel la mission entend inscrire ses futurs travaux. Après une première phase d’analyse des différentes technologies à disposition pour le verdissement du ferroviaire, qui a abouti à la rédaction de ce pré-rapport, une seconde phase plus opérationnelle, centrée sur l’hydrogène, sera mise en œuvre dès le mois d’octobre. Son objectif : rassembler les principaux acteurs de la filière autour d’ateliers thématiques (sécurité, financement, énergie, gouvernance, matériel) afin d’analyser les conditions de mises en circulation de premiers trains à hydrogène.

Trois critères ont d’ores et déjà été établis pour juger du bien-fondé des futurs projets de ligne ferroviaire à hydrogène : en premier lieu l’enjeu de pollution locale, notamment dans les métropoles, les zones périurbaines et les parcs nationaux et régionaux. Ensuite, la nécessité de mutualiser les stations de recharge de l’hydrogène entre différents modes de transports (trains, bus, taxis). Enfin, pour des raisons de coûts économiques et environnementaux, la proximité de sources de production d’énergie de la ligne ferroviaire. Si la mission n’a pas vocation à se substituer aux travaux des régions en la matière, elle entend bien leur donner un appui et une orientation dans ce défi majeur qu’est la sortie du diesel.

Avec la publication de ce rapport d’étape, je tiens à agir en toute transparence afin de favoriser la préparation de la sortie du diesel dans le secteur du transport ferroviaire, trop souvent oublié des réflexions en la matière, et encourager le déploiement d’une filière hydrogène en plein développement.

Je tiens à remercier les co-rapporteurs de leur aide et de leur disponibilité, ainsi que de leurs suggestions qui ont permis d’alimenter la réflexion. Avec cette mission, le Gouvernement donne une impulsion décisive au verdissement de notre flotte ferroviaire, puisqu’il s’agit là avant tout de faire rentrer le secteur dans l’ère du zéro émission et dessiner les contours de notre politique industrielle pour demain.

 

 

 

 

 

 

Téléchargez le Rapport sur le verdissement de la flotte ferroviaire : Rapport sur le verdissement de la flotte ferroviaire

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